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Mémoires:: Tome 1: Les contours d'une vie / Chadli Bendjedid ; rédigé par Abdelaziz Boubakir ; trad. de l'arabe par Mehenna Hamadouche. Téléchargez comme PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd Télécharger MÉMOIRES CIIADLI BENDJEDID MÉMOIRES. Tome 1. Les contours d'une vie. 16 juil. Mémoires - Tome 1: Les contours d'une vie () PDF - Télécharger, Lire. Description. Chadli Bendjedid est né le 14 avril à.

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Je suiis un sOurriire rescapé! Dans ce triiste mOnde! Jsuii pa méchante mes ptiin kesske Jsuii chiiante!! Design by lequipe-skyrock Choisir cet habillage. Signaler un abus.

7 déc. Sortira, sortira pas, Chadli Bendjedid, Mémoires, tome 1: (*) du Bendjedid vivant, peut-être constitueront-ils longtemps, à les lire. Les mémoires de Chadli Bendjedid, pdf Le livre, intitulé sobrement Chadli Bendjedid, Mémoires, Tome 1: /, "J'ai constaté, dit-il, que la plupart. la guerre d'Algerie en articles ciblé, des photos rares, des vidéos inédites, des massacres de mai au accords d'Evian en mars , en passant par toute.

Cela dit, la question était de savoir ce que nous pouvions faire. Après la tuerie de mai 45, un mot s'imposa en guise de réponse: Bien sûr, ce mot n' avait pas la même significa- tion qu' auj ourd' hui. Je me souviens, en effet, que. Je faisais paItie de ces jeunes qui avaient besoin qu' on les prelme paI' la main et qu' on les OIiente, Et l'hem'e de véIité sonna durant la nuit du 1" novembre Cette traIlsition bOlùeversa toute ma vie.

Auj ourd' hui, qUaIld me revietment en mémoire mes aImées de lutte, je remercie Dieu d' avoir guidé mes pas CaI', SaIlS Lui, je n' amms pas trouvé le droit chemin, et ll1a vie, sans cette lutte, n'aurait eu aucun sens. La révolution aImée m 'adopta, me redonna espoir et me pemùt de rêver. Elle fit de moi un honune conscient de ses choix et de ses responsa- bilités et soucieux du devenir de son pays et de son peuple, J'embrassais, qUaIlI à moi, cette révolution avec toutes ses qualités et ses défauts, En fait,.

Cette question, j e l' adresse aux voix diSSOnaIltes qui, pom des raisons politiques évidentes, ne voient daIlS notre Guene de Libération que les aspects négatifs.

A ceux -là, j e cOilSeille de s'intéresser aux eneurs qui ont été conunises au sein des mouvements de libération et autres mouvements sociaux qu' a COiliUS le monde contemporain, jusques et y complis la révolution fraIlçaise. Il en fut ainsi de notre révolution aImée: J'ai vécu, avec les moudjalndine, les moments de gloire cOimne ceux du doute, lorsque nous nous slUprimes à croire que notre révolution allai t s' éteindre. PowtaJ1t, nous avons résisté et niomphé grâce à la volonté des honliles et à lems saclifices.

J'ai été l ' un des premiers à appeler à substituer à la légitimité histOlique la légitimité constitution- nelle pour constmire une AlgéIie démocratique. Les Cli- mes colonialistes sont touj ours vivaces dans la mémoire collective et la blessure ne s' est pas cica- uisée. Et même si cette blessure se refenne un jour, cette page n ' en restera pas moins gravée dans l ' histoire à jamais.

Nous avons, nous moudjallidine, accompli une mission sacrée à laquelle l' Histoire nous a appelés. Je fais partie des premiers moudj allidine qui ont assumé, sans discontinuer, les missions et les devoirs que l ' Histoire lem a dic- tés, depuis que je fus responsable adjoint d' lUl. J'ai toujours considéré que ce que j'ai fait est moins lm honneur qu'lme exigence. Enfin, j'espère que le lecteur ne mrulquera pas de constater que j'ai voulu que cette première pru'- tie de mes mémoires soit un simple témoignage ; guère plus.

Cette pru1ie couvre la péliode a1lrult de à ; elle traite de mes racines, de mon enfrulce, de la plise de conscience, de mon rallie- ment à la lutte anuée, de mon combat à la Base de l' Est et à l'état-major de l'ALN, et des missions qui m ' ont été confiées, en trul! Cette pru1ie sera suivie d'lm second tome qui abordera des questions imprultes et sensibles ayant mru'qué l ' histoire récente de l' Algélie, Puisse Dieu guider mes pas.

Chadli Bendjedid Alger, le 14 avIiI ,. Pom moi, cette fonnule d' Ibn Badis représente une vérité à laquelle je crois fermement parce qu' elle définit mon identité et mon appartenance et même ma place en tarll qu'Algérien darlS ce monde. On l'appelle aussi Yârch tribu des Djedaïdia.

Selon une autr'e légende - je ne sais si elle est vraie - ce nom est tme défOlmation du mot Sebha qui serait lui-même une altération de Saba ' au Yémen. La bourgade se tr'ouve à l' extr'ême est du pays, entr'e Armaba et la localité de Bouteldja, eX-Blarldatl. Au loin, on distingue le massif monta-.

Les maisons sont disséminées sm une tetTe sablonneuse mais feltile. Vues de loin, elles semblent collées les unes au aut- res, tandis que cel1aines apparaissent isolées au milieu des fennes et des jardins.

Actuellement, Sebâa s' est agrandie et est devenue lme agglomé- ration rattachée administrativement à la wilaya de Tarf, liInitée par la mer Méditenanée au nord, Guelma et Souk-Aluas au sud, AImaba à l' ouest et la fiontière tunisienne à l'est. J'ai grandi, comme tous les enfants à cette époque-là, daIlS lm envirolUlement où les légendes, les mythes et les histoires populaires façolUlaient la vie de tous les j oms. Ce que notre grand-mère nous racontait avait valem de véIité absolue. Ses histoires ont forgé notre imagination, nos senti- ments, notre perception du monde et notre rela- tion avec le temps et l'espace.

Là, ils se seraient scindés en deux groupes. L'lm s' est fixé à Sebha, à l' ouest, et l' autr'e a poursuivi sa route jusqu' aux hauts plateaux algé- liens. Durant son péliple, ce deuxième groupe se divisa également en deux, le premier prolongea son péliple plus à l' ouest, tandis que le second pre- nait la direction du nord pour s'installer dans ce lieu qui prendra par la suite le toponyme de Sebâa.

Les membres de la famille qui se sont dili - gés plus à l' ouest se fixèrent à Ksar Chellala et pOltent des noms différents du nom Oliginel ; les autr'es s'installèrent dans le Djebel Amour, à Aïn Sefra et pOlt ent le nom de Bendjedidi. Mon oncle - qui fut kh odja, c' est-à-dire secré- taire à la mailie de Bouhadjar - m' a raconté avoir rencontré cette branche de la famille lorsqu'il fut condaJllilé à mOlt et dépOlté, avec d' autr'es mili- tants, au caJnp de concentr1ltion de Bossuet, près de Sidi Bel-Abbès.

Quant aux denùers, les récits indiquent qu'ils se sont rendus au SallaJ1I Occidental où ils se sont fondus daJ1S la poptùation locale. Evidenunent, cette mythologie sur les Oligines renvoie, dans ses lnenus détails, à ce que relataient les récits de la majOlité des faJlùlles algéliemles sur leurs aJlcêtr'es, et ce qu' avait rappOlté l' énù- nent lùstOlien AbdenalunaJle Ibn KhaldoWl sur les migl1ltions des tribus aJ'abes, lew's conditions, leurs spécificités et leurs modes de vie.

Ce qui dénote, SaJ1S doute, Wle celtaine nostalgie, aJlcrée daJ1S les esplits, d'lUl passé lointain qui leur rap- pelait leurs gloires, mais qui restait conune incom- préhensible et inaccessible. Preuve en est que des membres des deux filiales libyerme et twrisielwe continuaient à ren- di-e visite à notre village et à pattager avec nous nos joies et nos peines. Ainsi, à l ' occasion du matiage d' un des fils de mon grand-père Cheikh Mohatned, des membres de la branche de Sebha et d'Ouchetata ont été invités, ont répondu à l ' invita- tion et sont venus à Sebâa, à dos de chevaux et cha- meaux.

Ils y sont restés sept jom s et sept nuits, à titt-e d' invités d' hOlwem de f 'aarch. Pendatlt la révo- lution, ils ont renoué le lien, strite à la rencontre de mon père, alors en exil en Tunisie, avec lew-s chefs, lesquels se firent le plaisir de! Quant à notre grande famille, elle s' est instal- lée, COimne je l'ai déj à évoqué, à Sebâa, où elle a procréé, acquis de vastes tenes cultivables, et pu conselver sa structlU"e tlibale hennétique, à tra- vers des alliances et des solidruités fruniliales et lIibales , Il n ' existe, bien entendu, pas de docwnents qui attestent ces propos, ils sont fondés SlU" des récits que des générations s' appliquèrent à lI'ansmetu'e de père en fils , Enfrults, nous écoutions, mes cou- sins et luoi, ces histoires passionnantes sur notre généalogie, conune s'il s'agissait de miracles qui nous rappelaient la geste des Béni!

Sm cette histoire de racines, je voudrais racon- ter lUle anecdote: Le soir même, Aluned-Ali Ghezali, à l' époque ministre de l'Habitat, et qui m' accompagnait dans ce voyage, m' a confié qu'il avait observé Wle simi- litude troublante entre notre dialecte et celui des Yéménites.

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Puis, il m'a demandé de l'autOliser à visiter quelques marchés de la ville de Sanaa pom s'en assw-eL Il est revenu le soir, très étOlUlé et stu- péfait, pour lue lancer: Elles lem prêtèrent allégeance en échange de certains services, dont celui de Clùtiver lems ter- res. Le système social qui régnait était le système traditiOlUlel, tant en matière d' organisation des relations fruniliales qu 'au sein d'lUle même frunille. Le chef de la l1ibu des Bendjedid se chargeait du règlement des différends, sa parole faisant foi dans toutes les affaires.

Le denuer chef de la l1ibu fut Cheikh Mohamed, mon grand-père matemel. A sa m01t, la macheikha avait disparu. Les aut01ités coloniales avaient tout fait pom démanteler cette aut01ité afin de lui substituer celle des caïds, un vélitable pouvoi. En fait, faire allégeance en échange" de protec- tion dépassait le cadi-e des relations l1-aditionnel- les connues ; c' était en vélité pom la population l' expression du refus de l 'adilulusl1'lltion coloniale, qui avait pillé ses tenes les plus feltiles et déman- telé son système l1ibal.

Les petites fanulles installées autom de nol1-e l1ibu prêtaient allégeance de différentes maniè- res, et selon des lites conventi01Ulels. Cette sujé- tion se l1-aduisait par l'obéissance, le respect et prufois aussi la crainte.

Le chef de la l1ibu Bendjedid représentait, aux yeux des autres, à la foi s les pouvoirs religieux et temporel. Ainsi, à tin-e d' exemple, en était-il des lites d' entenement. Il existait à Sebâa un smil cimetière, situé autour du mausolée de Sidi Kllaled. Celui-ci était une s01te de siège de oaollïa, qui compOltai t lm spacieux dOltoir pom les hôtes de passage et lme.

Aujomd 'hui, il n' en reste que des ruines. Cela dit, celtains habitants du village continuent, jusqu'à auj omd'hui, à y chercher béné- diction et à éClire sm ses mms des pli ères et des SOlÙlaitS, conmle celtù de voir ses filles matiées, ses gat'çons réussir à lems examens, lems fenunes guélir de lem stélilité ; et même, pat'fois, des ptiè- res pom obtenir lUI logement. Sidi Khaled était lUI saint patron. Tout le monde ne j urait que pat' lui , Nous, les Djedaïdia, entenions nos mOlts à l' est du mausolée, c' est-à-dire à sa di'oite, Nos cousins, de la fatnille Saïfi, entelTaient les lems à notre di'oile, Et il était interdit aux auti'es fatnilles de Sebâa d' entetTer les leurs à la gauche de nos tom- bes, QUatlt aux fatnilles pauvres, elles itùnunaient lems morts 10itl denière nous, du côté ouest.

Ces us sont en vigueur à ce jour. Nous SOlmnes, donc, une fatnille de nobles, datlS le sens que confèrent à ce mot les Algétiens, Notre fatnille était réputée pom son combat contre l'itl- justice datlS la région de Sebâa et ses environs. En effet, ces denùers imposaient aux poplùations de lomdes ponctions, qu 'ils collec- taient pat' la force, et confisquaient les récoltes, pillaient les lichesses et elùevaient le bétail ; ce qlÙ amena mon at1ière grand-père à se révolter et à les combattt'e pendatlt longtemps.

On peut bien l' assinùler à ces légendaires gat'diens de l'hOlmem de la ttibu ayatll combattu les différentes fOlmes d' occupation au coms de l'histoire contemporaine de l'Algétie. Lors d'Ulle de ses nombreuses. A la fin du XIX' siècle, le colOIualisme réussit à étendi-e son autOIité sm l'ensemble des régions situées sm la plaine d'Amlaba, à travers les lois scélérates qu'il avait pronuùguées pom exproprier les paysans de lems tetTes, lesquelles avaient conservé jusque-là lem statut de propriété collec- tive.

Il réussit également à démanteler le système nibal. La région a vu l ' arrivée de plusiems vagues de colons et de prédatems qlÙ se sont emparé des meillemes terTes, et ont bénéficié de grandes faci- lités pom créer leurs fermes, lems usines et leurs ateliers.

Ces colons étaient venus de divers pays emopéens, la majOIité étant issue du sud-est de la France. Mais il y avait aussi des Maltais et des jlÙfs. Lem nombre atteindi-a des dizaines de milliers à la prerlÙère moitié du XX' siècle.

C'était l 'âge d'or du colonialisme. En parallèle, les autorités coloniales, dans le souci de prévenir d' éventuelles révoltes, s' appli- quaient à réserver WI n-aitement particulier à quelques grandes familles et à ceux qu'on appelait les notables, en en faisant lem- relais auprès des indigènes. La famille Bendjedid faisait partie des grandes fanùlles ayant joué ce rôle dmant l ' é- poque ottomane, plUS dmant l 'occupation fran- çaise.

Je me rappelle que mon cousin matemel était encore caïd, jusqu' au tout début de la guetTe, avant de démissionner sous prétexte de maladie. Quant à mon oncle patemel, Bralum, il fut nonuné. Après le déclenchement de la révolu- tion, il démissiOlma de son poste, et dans le même temps, son fil s, Khaled, rej oignit le groupe de mili- tants qui activait avec Abdenalunane Bensalem.

Khaled fut condamné à mOlt par contmnace, avant d'êti'e an'êté, quelque temps plus tard, et de connaître les affi'es de la torture, Ses bOlUTeaux hù disai ent: Le mati age COllSatlguin était très répatldu au sein de noh'e grande fatnille, pat'ce que celle-ci refusait de s' allier avec des fatnilles de moindi'e rang, Cheikh Mohatned a épousé lUle femme qlÙ s'appelait Chebla, issue d' tllle fatnille COlUme des Olùed Sidi-Abid, C' était mle fenune de cat'actère, plutôt belle dans sa tenue chaOlùe.

Ma mère tirait fielté de son appattenatlce aux Olùed Sidi-Abid. Jusqu' à lUl passé pas h'ès lointain, tllle: La famille refusait également de s' allier avec des familles hors de son clan, par souci de préser- ver sa cohésion.

Les choses ont ensuite changé ; les grandes familles cherchaient à s' allier les tmes avec les autres pom trouver protection et sécmité.

Enfant, nous nous racontions une anecdote qui était, en même temps, mle devinette. Un jom, mon oncle Brahim acheta ml cadeau et alla rendre visite à sa scem. Il lui répondit: S'il lui anive, par exemple, d' avoir des enfants avec elle, l' oncle pate11lel devient oncle mate11lel et vice- versa. Panni les conséquences du aliage consan- guin, l' app31ition de plusiems maladies, en plus de nombreux conflits et d'imbroglios liés à 1' hé!

Je me rappelle une de ces histoires qu'on se racontait avec autant d'émerveillement que de fie! Les gens évo- quaient avec admiration sa façon de les traiter avec aut31lt de! Il était, pom ainsi dire, un honUlle inflexible et jouissait d' tUle autOlité absolue dans la région.

Il savait être dm quand il le fallait, et tolérant qU31ld il le fallait. On raconte qU'llIl homme se sentant hwnilié par grand-père, décida de se rendre dans IUle forêt avoisinante. Mohamed Bendjedid m 'a fait cela! Au soir, le bOlùlOllune rapporta à mOIl grand-père tout ce qu 'il avait vu et entendu, après av oir eu sa promesse de ne pas s' en prendre à la persoIUle. Quelques jours plus tard, grand-père fit venir la persoIUle en question et ltù lança: Pratiquer la chasse et posséder IUl fusil étaient, à l' époque, un signe d'op,ùence.

Chasseurs chevron- nés, ils s' aventlU"aient parfois jusque tard dans la mùt, bravant le froid de 1' hiver, pour chasser le celf de Barbruie, des fauves et toutes sOites d' ani- maux.

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Le lion n 'avait pas encore diSpru"l1 drulS ces régions. Il serait mort sans l'intelvention de ses runis. J'ai vécu ainsi mon enfance avec Ines cousins, bercé par les légendes sur les anciens, glOlifiant à souhait les épopées et sublimant le passé. Un uni- vers régenté par les valeurs de chevaleIie, d ' hé- roïsme, d' hOlUleur et de respect des aînés. C ' était notre petit univers, idéal, mais peuplé de mystères et d' énigmes. Je ne conselve de la maison où je suis né que de vagues souvenirs.

Nous vivions à deux kilomètres de Sebâa, en pleine campagne. Les membres de la famille passaient le plus clair de leur temps à travailler dans les champs. Nous jouissions du respect des voisins. Les rela- tions de solidruité et d' entraide étaient prédomi- nantes au sein de la lIibu et du voisinage.

La frunille Bendjedid était un exemple de générosité et de solidruité. Son souhait était de transmettre à ses enfants l'amour de la tetTe et le désir de la trllvailler avec dévouement. N ée en , elle est de deux ans la cadette de mon père. C ' était tille fenmle nlodeste et généreuse, ne s' occupant que des affaires de la maison, et veillant à notre éducation. C' est elle qui nous a appris les contes poptùaires, toutes les énigmes et les devinettes.

Elle était l'exemple de la fenune sobre et docile, très pieuse, croyant au destin. Ma mère a vraiment souffert pOlU" nous élever et nous éduquer. Et quand les gens la question- naient à notre sujet, elle disait: Elle rendit l' âme le 12 juin , jOlU" de l ' rumonce des réslÙtats des élections muni- cipales. C ' est au moment où je fini ssais d' accom- plir mon devoir électoral, que me pruv int la nou- velle de sa mOlto Le soir même, je plis le vol pOlU" AImaba afin d' org ruuser ses ftmérailles.

A ce jOlU", je me rappellerai touj ours, à chaque fois que je vais me recueillir SlU" sa tombe, la scène. Elle n ' a pas anêté de plemer, sup- pliant mon père de renoncer à sa décision de m' en- voyer à Annaba. A l' école de Rahbet Zer'a A six ans, j ' ai rej oint l'école publique primaire pom indigènes, à Bône.

C' était en J'étais, à l' époque, le premier de la fruuille d' El Hadi Bendjedid à entrer à l'école, mes deux frères, Aluned et Hocine ayant opté pom l' école cora- nique. J'ai appris les mdiments de la langue française auprès d 'lm brillant et sympathique enseignant du nom de Maloufi. Cet établissement scolaire, réservé aux indigènes, était dirigé par lm Emopéen qui répondait au nom de Ptmeau.

A cet âge-là, on ne peut que. De temps à autre, j'achetais des friandi- ses pom les offrir à un petit garçon qui me rappe- lait mon frère Hazzam. J'étais l' enfant choyé de la famille. Mon entrée à l'école m ' en a éloigué et j ' a- vais conune le sentiment d' avoir grandi prématu- ré1nent. Ce fut lille découvelte, parce que je me trouvais pOlU" la première fois dans une grande ville grouillant d' animation, où vivaient des gens de dif- férentes ethnies et nationalités, et originaires de toutes les régions d' Algétie.

Il y avait comme une division du travail, les gens de chaque région du pays étant spécialisés dans une activité conuner- ciale précise. Je n' avais pas encore découvelt le phénomène colouial, mais je me retrouvais confronté aux complexités d' Wle grande cité, que je n 'anivais pas à saisir.

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Ce fut enfin lill choc, parce que je me retrouvais au milieu d' ElU"opéens que je ne cOlmaissais pas et ne comprenais pas. Il y avait panni eux des Français, des Italiens, des juifs et des Maltais. Ils étaient dif- férents de nous, à tous points de vue.

Ma seule consolation, à cette époque, était l'affection dont me couvrait ma tante, qui prenait bien soin de moi. Les jow"S les plus helU"eux pom moi étaient les jow"S de vacances, quand je retowuais à Sebâa, pOlU" prutager avec mon père sa passion favOlite: J'étais alors en cinquième.

Ni la classe qui nous rémus- sait, ni les cours que nous suivions enseluble, ni même la compréhension de cel1ains instituteurs, n' étaient à même de réduire le fossé qui nous séparait. Pom prendre m até-. Iiellement en charge la famille, mon père dut hypothéquer la maison natale avec ses teues, qui allaient être plus tard confisquées pOlU' défaut de paiement.

POlU' reprendre son activité d' agIiclù- telU', il dut louer la fenne Bissete, propriété d' une juive résidant en France.

L'école était située à proximité des Chemins de fer, non loin de la stèle commémorative dédiée aux soldats fran- çais et aux indigènes mOlts polU' la France, pen- dant les deux GuelTes mondiales. Les noms des soldats algéIiens étaient gravés aux côtés de ceux des Français SlU' le marbre de la stèle qui, d' après celtains dires, alU'ait été transférée en France à l ' indépendance.

Le collège était réservé aux enfants des colons et des fonctiOlUlaires elU'opéens. Nous nous étions inscIits, mes deux camarades algéIiens et moi, avec une autolisation spéciale.

On nous faisait asseoir au denuer rang ; cela suffisait palU' nous faire sentir que nous étions des enfants de citoyens du deuxième collège. Nous nous sentions vraiment étouffés par le racisme ambiant. Ainsi, les élèves elU'opéens nous regardaient-ils avec condescendance et méplis. Bien que nous fussions dans la lnêlne classe, je n'ai pas souvenir d'avoir eu des amis panui eux.

L' expression: Je me rappelle encore, dmant mes études à Mondovi, d'tm incident qlÙ m' a beaucoup marqué. J'avais lm camarade de classe français, menem d'lme bande de trublions, qui tentait d'imposer sa loi et ses caprices à l' ensemble des élèves.

Selùe l'intervention de l'institutem, il qlÙ je me plaignis, put me sauver de cette bande. Un temps suffi sarlt pom saisir les inégalités socio-éco- nOlmques entre nos deux univers.

Mes études furent entrecoupées, et j 'ai dû les abandOImer très tôt, à cause de l'exil de mon père et des contraintes de déplacement de ville en ville, Ainsi, j ' ai passé mon enfance, et lme partie de mon adolescence, entre Sebâa, BlandaIl, Arulaba, BaITai et Mamice, Enfants, nous ne comprenions pas pütu'quoi les bourgades de la vallée d' Almaba por- taient des noms étrangers de batailles ou d' offi- ciers, tels que BlaIldaIl, LaIlly, BaITai, Bugeaud, Mondovi ou encore Yousouf.

Nous le saurons plus taI'd: Les pères de famille s' alignaient dans de longues chaines pour obtenir, une fois par mois, les provisions dont ils avaient besoin, telles que la sem oule, le café, le sucre Même notre fanulle, qlÙ était relativement aisée, y recourait, conune toutes les fanlilles. La faim poussa lm Algérien à prendre le risque de s'introdlùre dans le c31up des soldats anglais, et put voler quelque chose qm lm p31ut être un sac de sem oule, avt de découvrir qu' il contenait lm soldat anglais endonm 1 La situation allait en s' aggravant à cause des mauvaises récol- tes.

Sous prétexte de souterur l' effOit de guerTe, l' acl. Durant la même 31ll1ée, les écoles furent trs- fonnées en c31ups militaires pour héberger les troupes alliées. Face à cette situation, je fus obligé de retoumer à Sebàa, pms de revenir à Bône pour. Pendant ce temps, mon père rentrait d' exil. C'est ainsi que la famille se rémut de nouveau et nous nous sentîmes en paix et en sécmité malgré les affres de la guelTe.

A Sebaâ, je pomsuivis mes études en français chez III institutem que mon oncle Tayeb avait fait venir dans sa fenne pom enseigner à ses enfants. Cheikh Saleh A mon retom à Sebâa, je rejOignis l ' école cora- luque. Nous nous asseyions à même le sol, comm e c ' était le cas dans toutes les écoles COI1uuques.

Nous éCI1vions avec de la résine sm' une tablette en bois, recouveIte d ' argile que nous fabl1quions nous-mêmes, la plmne étant taillée dans des tiges de roseau. Le vacanne emplissait tout l ' espace. Par expéIience, notre institutem', Cheikh Salall, savait qui récitait bien le Coran et qlÙ le faisait moins bien. Il était sévère, mais juste.

Quant à moi, je ne me souviens pas avoir été frappé III jom. J'apprenais ce qlÙ nous était demandé palU' la jomnée, et palU' le lende- main. Je n' ai jrunais cessé de méditer le sens de son I1istoire: Dmant tous mes mandats à la tête de l'Etat, je me suis efforcé de ne pas oublier la parole de Dieu: Car cellx qui s 'égarent dll sentier d 'Allah auront un dur châtiment pour avoir oublié le jOllr dujugemenl dernier.

Peut-être est-ce mle image sublimée, largement façOlmée par l'imagination de l' enfant que j ' étais alors. Sans doute est-ce mle image idéalisée par tme incmable nostalgie pom cette péliode de ma vie. Il était si beau avec son bmllous itmnaculé et sa barbe effilée. C'était un hOlmne pieux, qui incamait, à mes yeux, la pmeté, la loyauté et la sagesse. Un jom, il a dit à mon père, en ma pré- sence: Dans les aImées , mon père décida, en effet, de m'y envoyer et il m'a- cheta tm trousseau pom la circonstaIlce.

Mais le destin en a voulu autrement, pom des raisons que j'ignore. Cheikh Saleh était tm adepte de la tariqa hibriya ; il avait épousé tme fenune analphabète de Bisla-a et s' était installé à Sebâa, en se considé- raIlt COlmne lUl des nôtres. On se demandait toujoms COlmnent ce cheikh avait pu develur tm adepte de l'ordre de.

Cet instituteur nous a imprégnés de l' esplit nationaliste, et semé en nous la foi. A l'indépendance, je l' ai rencontré, mais il n 'a pas pu me reconnaître, parce qu'il avait perdu la vue. A la même période, j 'ai suivi, de façon intennit- tente, des cours de français auprès d' une institu- uice française, fille d'tlll colonel et épouse du caïd Mokhtmi, habitmt!

Cette Française qui veillait à l'édu- cation des filles de son mmi à la maison, me pro- posa de me joindre à elles ; elle voulait créer lm climat d' énuùati on en cl asse. Elle me disait tou- jours: Pm-fois, nous preluons le lisque, faisml! Plusieurs fois , nous vîmes des avions s'abîmer en mer. Les combats aéliens se déroulaient devant nous, à tel point. De temps à autre, la mer jetait sur la plage des épaves d'avions ou de bateaux. En nous rendant sur place, nous trouvrunes une nutraillette, lUl fusil allemand de type Mauser, un fusi l ntitTailleur fixé à l 'avant de l 'aéroplrule Quand je reconstitue aujourd ' hui ce que nous avons fait à cet âge-là, je reste médusé.

Ce n' était pas une avenhu'e, lUaiS lU1 vrai coup de folie, Nous démontâmes la ntitTaillette et le fusil et nous rap- pOItâmes les rumes à la fenne pour les lublifier à l' aide d' lUle graisse que nous avions plise dans lU1 atelier de forge apprutenant au père de Mabrouk, puis nous les enveloppâmes dans lU1 morceau de liège utilisé conune cellules d'abeilles, et les enforumes drulS lUle fosse sous des cactus.

Nous avons tenu le secret de ces rumes, Mabrouk et moi, jusqu ' en Qurult au fusil -nutrailleur, que nous n'avions pas réussi à déll1onter, nous le retrouvâ- mes calciné avec les ronces sous lesquelles nous l ' avions caché.

Des nuueurs avaient circulé, à l'époque, selon lesquelles des sous-mruins allemrulds s'appro- chaient la nuit des côtes de la région, envoyrult des signaux llUmneux, pour tenter de livrer des rumes aux jelII1eS Algéliens, dans le dessein de les inci- ter à se révolter conh-e les Frrulçais.

Etait-ce vrai? Dieu seul sai!. Exactement cOimne cela s' était passé pendant la Grande guene, où llll élan de sympatlue était né en favem de la Tmquie et de l'Allemagne.

Ils ne cachaient pas lem sympathie, l'affichant dans les cafés et sm les marchés, en signe de défi envers les Français. A cette période, les autOlités colOluaies avaient décidé de bri ùer les registres de l'état civil, de pem que les Allemands ne mettent la main dessus et s' en servent pom mobiliser les jeu- nes Algériens. Même les partis nationalistes n 'a- vaient pas, à l' époque, défllU tille position claire sm la question. J'ai eu à vérifier, deux décemues plus tard, cette attitude émotiOlUlelle, à travers mes contacts avec Moharmnedi Saïd, qui avait rej oint l' armée alle- martde et atteni en Tmusie, avart!

Lorsqu 'il har1ll1guait ses troupes, il rendait touj oms hOimnage au muphti d' El Qods, El-Hadj El-Husseïny, qu 'il évoquait conllne étart! DarlS son mode d' orgarusa-. Il rétmissait en lui tm mystélieux mélange d' éducation nazie, avec sa liguem-, sa foi inébrruùable en Dieu et son tempé- rrullent de montagnru'd kabyle. Mais l'initiative fit long feu. Les événements vont alors s' accélérer pom- abou- tir aux massacres du 8 mai , qui ont été le déclic pom- notre conscience et tm towllrull drulS notre position vis-à-vis du colonialisme.

Désonnais, l' Algélie empnmtera tme voie différente et dou- lom-euse vers la luite rumée.

La mielUle était-elle hem-euse? Je ne samais trop dire, mais lorsque je la reconstittle aujom-d' hui, du haut de mes quatre-vingts rulS, je la retrouve sous la fonne d' un ensemble d'images et de souvenirs de l' affec- tion de la mère, de la liguem- du père, de l'am- biance conviviale avec les runis, des scènes de soli- druité entre AlgéIiens drulS les épreuves difficiles et, en Inême temps, des scènes de nrisère et de désolation que le colonialisme a imposées à mes semblables.

J'avais sei ze ans lorsque les événements du 8 mai éclatèrent. A Sebâa, ce jOLU'-là était semblable aux autres jom-s, mome, Puis, des infor- mations conunencèrent à nous parvenir, selon les- quelles des manifestations pacifiques avaient lieu ;i A1maba au com-s desquelles fut brandi pom- la première foi s l'emblème national.

Les manifesta- tions fm-ent réprimées dans le sang, Quelques jom-s plus tard, des infonnations contradictoires et inquiétantes circulèrent qui provoquèrent une grande colère à travers villes et villages, Les aînés parlaient avec doulem- et réprobation, dans les cafés et sm- les marchés hebdomadaires, de sOlùè- vements qui avaient secoué plusieLU'S villes de l' Est, dont Sétif, Khenata et Guelma, à l'occasion de l' annistice.

Les Algériens avaient scandé des slogans contre le fascisme et le colonialisme, mais la police coloniale et les colons avaient riposté en tirant sm- les manifestants, sans distinction aUClme. Nous appr1mes, par la suite, que les an'es-. Les infOimations precisaient aussi que des villages avaient ete bombardes et qu 'il avait ete fait appel pour cel a à l' aviation et à la ITlaIlne. Je n 'ai pas besoin de decrire la violence du choc que nous avions ressenti, tant les livres d' histoire regorgent d 'eclits relatant cette tragedie.

La lIistesse et le des espoir se lisaient sur les visages au lendemain des massacres. Je remarquai cela chez mon père qui m'avait patU complètement bOlùe- verse. Il etait devenu taciturne et avait perdu son air debOlUlaire et sa vitalite habituels.

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La FratlCe s' est vengee de sa defaite contre l'Allemagne en massacrant 45 Algeriens. Il en restùta tme prise de conscience politique datlS les catnpa- gnes-mêmes où les villageois s' engagèrent dans l'action politique et epousèrent la cause nationale. Le mot djihad attisait la detennitlation des jelUles qui n' avaient qu'lllle idee en tète: La foi en le mrutyre et le devoir de libérer le pays allaient de pair, mais sans extrémisme aucun.

Après les événements du 8 mai, les autorités coloniales se mirent à confisquer les récoltes des pauvres frunilles paysruIDes à lm moment où l'agJi- culture dépérissait et où les paysruls étaient contraints de s' exiler vers les centres urbains à la recherche d' lUl gagne-pain. Même les propriétaires fonciers ne furent pas épru'gnés ; ma frunille subit le même SOIt et fut spoliée des vastes lopins de teITe qui apprutenaient à mon père et qui fiu'ent laissés à l 'abandon. Les événements du 8 mai ont constitué un tOlUnant décisif pOUl' les gens de ma génération.

Je cOllunençai à comprendre, sous l ' influence de mon père, que rien n' allait être conune avrult en Algérie.

Je m ' engageai dans l'action politique après avoir longtemps cru que ce domaine était l 'aprulage des adultes. J'étais le seul - panni les jelmes de mon âge - à être autOli sé à m' asseoir avec nos aînés ; on m' appelait l ' rumn. Il gagna à sa cause les propIiétaires teniens, les représentants de la petite bomgeoisie, les fonctioilllaires et les membres des professions libérales des villes de la pl aine d' AImaba.

Mon père fut lil des premiers à y adhérer au parti. Il conlIibua avec enthousiasme à la campagne en favem de la paIticipation aux élections de l ' Assemblée législative du 2 j uin Le colon respecta ses denx premiers engagements, mais il n 'y eut point d' école.

Mes prelniers pas en politique Je fis mes prelniers pas dans le monde de la politique grâce à mon père qui fut mon guide. Le niveau. Aussi, devais-je lue fonuer luoi-nlêlue. C'est ainsi que je lue retro- uvai, moi, le jelme adolescent, investissant le monde de la politique par le truchement des élec- tions , En effet, mon père m ' encomagea à prutici- per, en tru1l qu' obselvatem, au scrutin de organisé après l ' adoption pru' le pru'lement fran- çais du statut de l ' Algélle, que les prutis nationaux rejetèrent en bloc, Je fus choisi pom cette mission pru' lUl institutem fr8.

Je fus contraint de fuir à Almaba à bord d' une Traction qni apprutenait au député algélien Bey Lagoune. Ce caïd était un ami de la fruuille avrull d' en deve- nir l' elmemi juré, au point que mon père en pâtit durant de longues rumées.

Mon père se relnit au travail de la telTe après tme longue rupture due à son exil forcé et à la Seconde GuelTe mondiale. Les eaux montaient en hiver, obligerult les habitants à utiliser des radeaux pour se déplacer entre les rives du mru'ais.

Mon père calquait l'orgruu sation du travail et les méthodes d'inigation et de récolte sur celles des colons ; il acquit des maclunes agli- coles modernes pour labourer ses telTes. D'ailleurs, la cru'casse du tracteur qu'il avait acheté dans les rumées 50 gît touj ow'S devrult les rnines de notre maison qui fut détruite durant la révolution.

La conCWTence entre lni et les colons de la région battait son plein, mais la bataille était inégale. Un j olU', lm colon lui dit SlU' lm ton iro- luque Ge selvais de traductew': Il était clair qu'il essayait de le dissuader de les inuter cru', pen- sait ce colon, il n 'atteindrait jrunais lelU' luveau, quoi qu'il fit.

De son côté, l'adJuinistration l'acca- blait d'impôts et n 'ruTêtait pas de dépêcher des. Abonne-toi à mon blog!

Retour au blog de sbrifi Posté le samedi 13 septembre Article précédent. Article suivant. Envoyer un message Offrir un cadeau Suivre Bloquer Choisir cet habillage. Son profil sbrifi 27 ans bou sa'ada ain el melh Algérie. Design by lequipe-skyrock Choisir cet habillage Signaler un abus. Infos Création: Retour au blog de sbrifi Clique ici pour télécharger gratuitement le livre en format PDF. Voilà un livre, effort intellectuel abouti, une exploration approfondie mais aussi et surtout lucide, qui disperse cette sorte d'encre de seiche dont Bouteflika s'entoure soigneusement et constamment pour ne pas avoir à apparaître et, donc, s'assumer dans sa véritable dimension.

A l'évocation, ils se trouvent même un accent méprisant. La seule fonction retenue de Bouteflika durant la guerre de libération est celle de contrôleur au niveau de la wilaya V. C'était la seule wilaya dont la direction était installée au Maroc et qui, de ce fait, avait besoin d'agents d'inspection et de sensibilisation pour s'informer des troupes activant en Algérie ou aux frontières. Bouteflika n'avait que le grade de capitaine.

En , il commande la 5e Région militaire avant de prendre le commandement de la 2e RM, à Oran. Le 19 juin , il devient membre du Conseil de la Révolution. En , il supervise l'évacuation par la marine française de la base navale de Mers El-Kébir.

memoire chadli.pdf

En , il est élevé au grade de colonel. Secrétaire général du FLN en janvier , après le 4ème Congrès du parti, il est élu président de la République le 7 février Il sera réélu en et Après les événements d'octobre , il entreprend des réformes politiques profondes.

En février , il organise un référendum pour l'amendement de la Constitution, ouvrant ainsi une nouvelle ère fondée sur la démocratie et la liberté d'expression.

Il démissionne en janvier